WE LOVE : Clémentine et son livre YOGI FOOD

TYiM : Bonjour Clémentine, peux-tu te présenter en quelques mots ? Depuis quand pratiques-tu le yoga et quel a été le cheminement qui t’a mené jusqu’à cette pratique ?

Clémentine : Bonjour ! J’ai découvert le yoga au tout début d’un voyage au long cours entrepris avec mon compagnon. C’était un mois de septembre particulièrement chaud, au Mexique. Le hasard m’a amenée à pousser la porte d’une salle de yoga, qui proposait des cours dans la lignée de Sivananda : coup de foudre immédiat ! Cet heureux hasard a changé le cours de ma vie ainsi que celui du voyage entrepris : au lieu de descendre vers l’Amérique du Sud comme nous l’avions prévu, nous nous sommes envolés pour l’Inde et ses ashrams. C’est là que j’ai appris à connaître le yoga, mais aussi l’Ayurveda et la cuisine locale. Après tant d’apprentissages, de saveurs et de couleurs, nous avons bouclé nos valises et c’est en Thaïlande que j’ai entrepris une formation de professeur. Alors que je l’avais initiée dans un but d’apprentissage personnel, je l’ai achevée avec l’envie de partager : le projet d’enseigner le yoga était né !

Aujourd’hui professeur de yoga mais aussi (et pour toute la vie !) apprentie yogi, j’essaie de transmettre cette philosophie de vie qui a changé la mienne au travers d’ateliers donnés au gré de mes voyages, du blog 3heures48minutes.com, et du livre Yogi Food que je viens tout juste de sortir.

TYiM : Ton livre “Yogi Food” parle du lien très fort entre la pratique du yoga et l’alimentation. Pourquoi est-ce si important pour toi ?

Clémentine : Yoga et cuisine occupent une grande place dans mon cœur et dans mon quotidien, et mon apprentissage du yoga a toujours été teinté d’alimentation. En Inde, séjourner dans un ashram m’a fait prendre conscience de l’importance des repas au sein de la « vie yogique ». Plus tard, j’ai vécu quelques mois sous le même toit qu’une famille indienne : grâce à des repas partagés, j’ai pu savourer la cuisine locale du Kerala et entrevoir une autre façon de cuisiner. En Thaïlande, tout en me formant à la discipline, je travaillais avec bonheur dans le restaurant d’une école de yoga, où j’ai pu découvrir les recettes favorites de yogis de tous horizons.

Au-delà de cet intérêt personnel, je suis sincèrement convaincue que l’alimentation a sa place dans l’apprentissage du yoga. La nourriture du corps sert de fondation à la nourriture de l’esprit, et les traités anciens comportent bien souvent des recommandations alimentaires. Dans la philosophie du yoga, notre premier corps, le corps physique, est appelé anamayakosha, « le corps fait de nourriture ».

TYiM : Dans “Yogi Food”, tu nous dis que “manger yoga, c’est écouter son corps”, peux-tu nous en dire un peu plus ?

Clémentine : Plutôt qu’écouter son corps, une expression avec laquelle j’ai un peu de mal, je dirais que manger yoga, c’est surtout être présent : être présent à chaque étape du repas, de sa préparation à sa digestion, profiter de chaque bouchée, reconnaître la sensation de satiété lorsqu’elle apparaît. Cette présence s’étend à « l’après-repas », pour identifier les aliments qui nous font du bien mais aussi ceux qui provoquent une sensation de lourdeur ou causent des problèmes digestifs.

Manger yoga, c’est donc être présent, de manière à pouvoir faire le lien : faire le lien entre ce que l’on met dans notre bouche et les effets que cela a sur notre corps, mais aussi entre ce que l’on achète et les effets que cela a sur la planète.

S’alimenter selon la philosophie du yoga, c’est se nourrir dans une logique de contentement (santosha) et de non-violence (ahimsa) : privilégier une alimentation ayant un effet bénéfique sur le corps et le mental, et le moins d’effet négatif possible sur l’environnement et les autres êtres vivants.

TYiM : Que penses-tu des superaliments ? En consommes-tu ?

Clémentine : C’est une question intéressante ! Après passage en revue du contenu de mes placards, je peux conclure que je ne suis pas une grande consommatrice de superaliments, si ce n’est du cacao cru en poudre, que je mélange à du lait d’amande et des dattes, et du Philobio, un produit à base de farine de lin riche en Oméga-3 que j’ajoute régulièrement à mon muesli ou à des smoothies.

TYiM : Pour toi, quels sont les essentiels, les basiques de l’alimentation du yogi ?

Clémentine : C’est une alimentation qui favorise un état d’esprit propice à la pratique du yoga. Elle fait la part belle aux aliments complets, locaux et de saison, aux fruits et légumes frais… Des aliments énergisants, qui se digèrent facilement, qui maintiennent le corps en bonne santé tout en apportant au mental clarté et lucidité. On les appelle les aliments « sattviques », par opposition aux aliments tamasiques (qui provoquent inertie et lourdeur) et rajasiques (stimulants et excitants).

Retrouvez Clémentine :
Sur Facebook : 3heures48minutes
Sur son site : www.3heures48minutes.com
Se procurer son livre Yogi Food

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